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Un mécontentement en mal de débouchés politiques

15 avril 2018 12:59
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Laurent Wauquiez et Jean-Luc Mélenchon multiplient les critiques contre Emmanuel Macron, en délicatesse avec une partie de l'opinion. Sans parvenir pour le moment à en retirer les fruits.

Avant le feu croisé des questions d'Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin à la télévision, le feu croisé des critiques de Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez dans la presse. Emmanuel Macron a dû faire face, ce week-end, aux diatribes de deux de ses principaux opposants dans « Le JDD», les deux hommes rivalisant de formules chocs et d'attaque ad hominem dans l'espoir de se poser en premier contradicteur du chef de l'Etat.

Pour le président de LR , Emmanuel Macron « ne comprend pas la France » et sa politique est un « illusionnisme ». Pour le leader des Insoumis , il jette « de l'huile sur le feu » de la contestation sociale et est engagé dans une « dérive autoritaire »: « La chienlit c'est Macron ». Une surenchère verbale dont ces deux responsables politiques sont devenus coutumiers, mais qui, pour l'instant, n'a guère produit les effets escomptés.

A l'évidence, ni l'un, ni l'autre ne parviennent à surfer sur les mouvements sociaux du moment et à transformer en capital politique le mécontentement d'une bonne partie de la population. Un an bientôt après son entrée à l'Elysée, Emmanuel Macron est jugé plutôt sévèrement dans l'opinion, un Français sur deux (44%) trouvant son action « décevante » , dans un sondage Elabe pour BFMTV. Mais ses rivaux déclarés n'en profitent guère.

Parce qu'Emmanuel Macron laisse peu d'espace au patron de LR, contraint de se radicaliser pour exister, au risque de se marginaliser. Le chef de l'Etat braconne sur les terres de la droite, en affichant fermeté et autorité sur la SNCF, les universités ou Notre-Dame des Landes, ou en tendant la main aux catholiques.

Et parce que Jean-Luc Mélenchon suscite la méfiance des syndicats, qu'il a tenté d'éclipser à l'automne dernier sur la réforme du code du travail et la défiance des autres forces de gauche qu'il entend supplanter. Fait révélateur, aucun leader politique, hormis... Philippe Poutou, n'a répondu à son invitation à venir manifester samedi sur le Vieux Port.

Jean-Luc Mélenchon, comme Laurent Wauquiez, restent cantonnés aujourd'hui à leur camp politique sans parvenir à être vus comme une alternative crédible à Emmanuel Macron. C'est sa grande chance.

Source: lesechos.fr

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