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Schiappa juge « irresponsable » l'article de l'Ebdo sur Hulot

11 février 2018 07:16
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La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a écrit une longue tribune publiée par le Journal du dimanche.

Alors qu'elle a refusé de s'exprimer toute la semaine sur « l'affaire Hulot » , la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a finalement décidé de s'exprimer via une longue tribune publiée par le Journal du dimanche.

Elle rappelle qu'une femme présentée comme une des deux victimes de l'ancien animateur de télévision, une petite fille de l'ancien chef de l'Etat décédé François Mitterrand, a déclaré à l'hebdomadaire ne pas souhaiter médiatiser sa plainte, déposée le 11 juillet 2008 et classée sans suite.

L'Ebdo évoque 'une jeune femme de 31 ans, ancienne salariée de la Fondation Hulot et aujourd'hui chargée de mission à l'Assemblée nationale', possiblement victime de 'harcèlement sexuel' de la part de Nicolas Hulot, une affaire qui se serait 'soldée par une transaction'.

Contactée par l'hebdomadaire, l'intéressée dément 'complètement' tout lien avec Nicolas Hulot. Interrogé lui aussi, le ministre dénonce 'un pur mensonge'. Nicolas Hulot reconnaît en revanche avoir fait l'objet d'une plainte en 2008 pour des faits remontant à 1997, classée sans suite pour cause de prescription, de dix ans à l'époque.

L'avocat de Pascale Mitterrand, Me Michel Dufranc, a réaffirmé vendredi dans un communiqué que sa cliente avait été 'associée sans son consentement à une tempête médiatique visant M. Nicolas Hulot'.

'Comment ce journal peut-il alors prétendre oeuvrer pour 'la parole des femmes' puisqu'il bafoue le souhait de celle-ci de garder sa parole privée ?' demande Marlène Schiappa.

Elle accuse l'article de mettre sur le même plan des 'ragots de harcèlement sexuel' démentis par la victime supposée, une plainte pour viol classée et la libération de la parole des femmes à la suite de l'affaire Harvey Weinstein aux Etats-Unis.

Ce faisant, l'Ebdo 'offre une occasion en or' à ceux qui veulent discréditer ce mouvement, poursuit-elle. 'Je ne sais pas quelle cause sert l'Ebdo mais ce n'est ni la crédibilité de la parole des femmes, ni la lutte contre les violences sexistes et sexuelles', ajoute la secrétaire d'Etat.

Source: lesechos.fr

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