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Pékin répond aux critiques

14 juillet 2017 06:37
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Pékin répond aux critiques

Pékin rejette les critiques des pays étrangers au lendemain du décès en détention du dissident Liu Xiaobo. Plusieurs voix appellent le régime communiste à libérer la veuve du prix Nobel décédé, la poétesse Liu Xia.

Parallèlement aux hommages à Liu Xiaobo, mort jeudi d'un cancer, des critiques s'élèvent contre la Chine, qui ne l'a pas autorisé à se faire soigner à l'étranger.

- Comité Nobel. La Chine porte «une lourde responsabilité» dans la mort «prématurée» de Liu Xiaobo en l'ayant privant de soins médicaux adaptés, a estimé jeudi le comité Nobel norvégien, qui avait distingué le dissident en 2010. «Nous trouvons profondément troublant que Liu Xiaobo n'ait pas été transféré dans un établissement où il aurait pu recevoir un traitement médical adéquat avant que sa maladie n'entre en phase terminale», a déclaré la présidente du comité, Berit Reiss-Andersen.

- Etats-Unis. Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a a exhorté Pékin à «libérer» «Liu Xia de (sa) résidence surveillée et à la laisser quitter la Chine selon son souhait».

- Union européenne. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, réitèrent l'appel de l'UE à «la libération de tous les prisonniers de conscience (en Chine)». «Nous avons constamment exprimé notre opposition à sa condamnation et réclamé sa libération», rappellent-ils. «A cette heure, nous appelons les autorités chinoises à permettre à son épouse, Mme Liu Xia, et à sa famille d'enterrer Liu Xiaobo à l'endroit et selon la manière de leur choix, et de les laisser faire leur deuil en paix». Les deux dirigeants européens exhortent Pékin à «lever toutes les restrictions à la liberté de mouvement et de communication (des proches du dissident)», et à autoriser notament sa femme à quitter la Chine si elle le souhaite.

- Allemagne. Le gouvernement allemand avait appelé mercredi encore Pékin à laisser sortir Liu Xiaobo de son pays et se disait «prêt à l'accueillir».

- France. «La France avait appelé à plusieurs reprises à sa libération et souhaite que les autorités chinoises assurent la liberté de mouvement de son épouse, Mme Liu Xia, de sa famille et de ses proches», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, rappelant que la défense des droits de l'homme «fait partie de notre dialogue avec la Chine».

- Londres. «Liu Xiaobo aurait dû être autorisé à choisir son propre traitement médical à l'étranger, ce que les autorités chinoises l'ont empêché de faire à plusieurs reprises», a critiqué le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson. «C'était une erreur et je les presse maintenant de lever toutes les restrictions qui pèsent sur sa veuve, Liu Xia».

- ONU. Le secrétaire général Antonio Guterres s'est abstenu de toute critique envers la Chine. Le Haut Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a demandé au gouvernement chinois d'accorder à son épouse «une liberté de mouvement et (de) l'autoriser à se rendre à l'étranger si elle le souhaite».

- Dissidents chinois. Ye Du, un dissident proche de la famille de Liu Xiaobo, avait estimé avant son décès que Pékin voulait détenir l'opposant politique «jusqu'à la mort». Hors de Chine, il «aurait pu s'exprimer politiquement en tant que lauréat du prix Nobel, ce qui aurait eu un impact négatif sur le parti et sur le pays, avait-il déclaré. Chen Guangcheng, célèbre dissident chinois réfugié aux Etats-Unis, a estimé jeudi que Liu Xiaobo avait été «tué par le Parti communiste chinois, délibérément tué par eux». «Il ne faut pas voir cette mort comme une mort naturelle, normale», a déclaré ce dissident, pour qui la soudaineté du décès «crée une énorme suspicion».

Source: leparisien.fr

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