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Me Assane Dioma Ndiaye, avocat des écoles Yawuz Selim

10 octobre 2017 09:33
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Me Assane Dioma Ndiaye, avocat des écoles Yawuz Selim

« L’Eta a voulu éviter un camouflet et il savait que le juge des référés allait le débouter de sa demande de désignation d’un administrateur. Pour la simple raison que même le texte qu’il a évoqué n’était pas applicable.

En plus, on ne peut prétendre administrer le bien d’un privé. Aucun n’Etat n’a la prérogative ou ne peut s’arroger d’un droit d’administrer un bien appartenant à une société privée ou une association.

Surtout qu’en matière d’éducation, ce sont les parents d’élèves qui ont accepté librement de confier leurs enfants à une structure différente de l’Etat. Maintenant, l’Etat voulait se donner bonne conscience en obtenant une décision judiciaire pour dire, demain, au primitif de l’humanité que ce sont les juges qui ont pris une telle décision.

Mais dès lors qu’ils se sont rendus que cela n’était pas possible au vu de nos plaidoiries, ils ont fait tout pour demander le rabat ensuite radier, se désister de leur action. Je crois que c’est extrêmement préoccupant qu’un Etat puisse prendre en otage aussi bien des parents d’élèves que des élèves. Les élèves sont aujourd’hui traumatisés et même en temps de guerre les écoles sont épargnées. Voir aujourd’hui des écoles investies par des forces de l’ordre, en droit international, on aurait parlé de crime contre l’humanité.

On ne peut pas s’attaquer à des écoles. On sacrifie le droit à l’éducation des enfants au profit d’intérêts occultes. On ne peut pas vous dire aujourd’hui pourquoi ces écoles sont fermées. C’est pourquoi, nous aurions souhaité que le tribunal rejeta cette demande de rabat d’arrêt et vida l’affaire.

Source: dakaractu.com

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