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Marine Le Pen décidée à défendre le nouveau nom du FN et son emblème

12 mars 2018 10:21
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Le président d'un petit parti souverainiste estime détenir la propriété du nom « Rassemblement national ». La dirigeante frontiste assure l'avoir déposé dès 1986.

Le Front National réussira-t-il à se transformer en Rassemblement national , comme l'a proposé ce dimanche Marine le Pen. Moins de 24 heures après l'annonce du nouveau nom que souhaite prendre le parti créé par Jean-Marie Le Pen, la polémique ne semble pas près de se calmer.

Même si, en tout état de cause, pour Marine Le Pen, cette polémique est en partie mort-née. Interrogée par RTL , la présidente du parti qui s'appelle toujours le Front National, assure en effet que le nouveau nom de « Rassemblement national » a été déposé en 1986. A l'époque cette dénomination apparaissait sur les professions de foi de Jean-Marie Le Pen aux élections législatives.

Le terme a même été utilisé par les eurodéputés pour nommer le groupe parlementaire de Jean-Marie Le Pen. Tandis qu'en 2012, Louis Aliot, l'actuel vice-président du FN, avait quant à lui déposé à l'INPI la marque « Alliance pour un rassemblement national ».

Si l'antériorité mise en avant par Marine le Pen se révèle exacte, ce serait donc presque 7 ans avant que le nom de domaine « Rassemblement national » soit référencé à l'Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi), à l'initiative d'un certain Igor Kurek. Cet ancien proche de Charles Pasqua, président d'un petit parti souverainiste, a dès hier contesté au parti d'extrême droite la possibilité de se rebaptiser de la sorte.

Et il y assure, pour asseoir sa légitimité que « Le Rassemblement national » est une association loi 1901 déposée dans les règles à la Préfecture de Paris et au Journal officiel.

Qui plus est, explique-t-il encore, son parti qui a présenté des candidats aux municipales de 2014, possède un compte Facebook et un compte Twitter, auquel Marine Le Pen est abonnée.

De son côté, Marine Le Pen est elle aussi décidée à aller devant les tribunaux. Mais ce n'est pas tant sur le nom que sur l'utilisation qu'elle juge « frauduleuse » de la flamme tricolore, l'emblème du parti frontiste, que la dirigeante frontiste a décidé de porter le fer.

Dans l'Opinion toujours, Igior Kurek qui se dit avant tout gaulliste explique le choix de l'emblème de son parti. En 2013, exaspéré de voir Florian Philippot, alors vice-président du FN, se dire gaulliste et récupérer la croix de Lorraine, avait voulu « bloquer » l'utilisation de cet emblème.

Et aurait déposé, en même temps que le nom du « Rassemblement national », une croix de Lorraine enserrée dans une flamme tricolore.

Source: lesechos.fr

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