Un projet de loi pour la réactivation de la peine de mort, déposé mardi à l’Assemblée

23 novembre 2013 09:13

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Un projet de loi pour la réactivation de la peine de mort, déposé mardi à l’Assemblée

peine de mortLe débat sur le retour de la peine de mort au Sénégal est relancé avec le dépôt mardi, à l’Assemblée nationale d’un projet de loi dans ce sens initié par le député Seydina Fall de la coalition Benno Bokk Yakaar (majorité présidentielle).

Le parlementaire souligne être pour la réactivation de cette loi qui a été abolie en 2004 par l’ex président Abdoulaye Wade, au motif, soutient-il, que son application freinera un tant soit peu les criminels qui attentent à la vie des citoyens.

‘’On se rend compte qu’il y a de plus en plus de meurtres et trop d’agressions, et à chaque fois, les coupables se retrouvent libres après au maximum dix ans de prison, et c’est la famille de la victime qui est perdante”, déplore-t-il.

Seydina Fall qui clame bénéficier du soutien de 80 de ses collègues explique qu’il est inadmissible qu’un homme tue quelqu’un et se retrouve libre comme l’air après quelques années passées en prison, alors que la famille de la victime a perdu à tout jamais un être cher.

Annoncé depuis mai dernier, le projet de loi suscite la colère des défenseurs des droits humains qui parlent de régression du Sénégal en la matière.

‘’Si l’Assemblée vote cette loi, nous allons l’attaquer devant le Conseil constitutionnel et devant les juridictions supranationales compétentes en matière de droits humains”, menace Me Assane Dioma Ndiaye , président de la de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme (LSDH).

Assimilant la démarche du député Seydina Fall à de la ‘’pure démagogie”’, le président d’Amnesty Senegal, Seydi Gassama affirme que ‘’la peine de mort n’a jamais permis de lutter contre la criminalité, il n’y a aucune corrélation entre son application et la baisse de la criminalité”.

Seuls deux condamnés à mort ont été exécutés au Sénégal depuis l’indépendance en 1960. Ces exécutions par les armes remontent à 1967.

La premières des victimes, Abdou Ndaffa Faye, avait été reconnue coupable du meurtre d’un député (Demba Diop) et la seconde, Moustapha Lô, était accusée de tentative d’assassinat sur le chef de l’Etat de l’époque, Léopold Sédar Senghor, qui avait rejeté leur demande de grâce.

Source: senego.net

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