Plan d'action pour la mise en œuvre du Statut avancé

18 décembre 2013 15:55

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Publié le : 17 décembre 2013 - MAP

Le nouveau plan d'action, finalisé fin 2012 et mis en application depuis janvier 2013 sur une base provisoire, sera l'outil de référence essentiel qui guidera les relations entre le Maroc et l'UE au cours des quatre prochaines années.

Concrètement, cet instrument favorisera la conception et la mise en œuvre de politiques et mesures visant à promouvoir la consolidation de l'État de droit, de la démocratie et des droits de l'Homme, la croissance économique, l'emploi et la cohésion sociale, la réduction de la pauvreté et la protection de l'environnement, contribuant ainsi à l'objectif à long terme du développement durable escompté.

Le 11e conseil d'association UE-Maroc a été coprésidé par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar et son homologue lituanien, Linas Antanas Linkevicius, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'UE. Cette réunion a permis aux deux parties d'évaluer le bilan d'une année de coopération dans les domaines politique, stratégique, économique et social depuis le précédent conseil d'association qui s'est tenu le 23 avril 2012 au Luxembourg. Elle a été également l'occasion pour le Maroc et l'UE d'examiner la vision future de leurs relations et de donner un nouvel élan à leur partenariat.

L'Union européenne a réitéré sa détermination à s'engager sur le long terme aux côtés du Maroc, qui se distingue par sa «vision et son engagement» au sein de la Politique européenne de voisinage (PEV). Dans sa déclaration finale sanctionnant les travaux de la 11e session du conseil d'association, l'UE a réaffirmé également son appui au choix stratégique du Maroc d'ancrer ses réformes et sa modernisation à l'UE. Elle a souligné, à ce propos, que le partenariat avec le Maroc «qui joue un rôle important dans une région en mutation, mais aussi en Méditerranée et en Afrique, fondé en particulier sur un attachement aux valeurs communes de démocratie, d'État de droit et des droits de l'Homme, reste d'une importance fondamentale pour l'UE».

L'UE a fait part aussi de sa volonté d'approfondir ses relations avec le Maroc à tous les niveaux, politiques, économiques, sectoriels et humains, et s'est félicitée de la tenue du 11e conseil d'association qui marque «une nouvelle étape dans le développement du partenariat UE-Maroc par l'adoption du nouveau Plan d'Action commun 2013-2017 de mise en œuvre du Statut avancé».

Le bilan de la coopération entre le Maroc et l'UE est «positif», a affirmé, lundi à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar. «Le bilan de la coopération entre le Maroc et l'UE est jugé positif, car l'année 2013 a été marquée par la conclusion d'importants accords et de partenariats dans divers domaines», a souligné M. Mezouar dans une déclaration à la MAP, à l'issue du 11e conseil d'association Maroc-UE. Parmi les avancées notoires enregistrées cette année, le ministre a cité tout particulièrement la question de la convergence réglementaire, qui touche au rapprochement entre les deux parties et qui ne manquera pas, selon lui, d'ouvrir des perspectives fondamentales.

L'autre aspect essentiel du renforcement des relations entre le Maroc et l'UE concerne l'Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), qui va intégrer, une fois les négociations achevées, des aspects importants liés au secteur des services par exemple ou encore à la question de l'origine des produits qui permettra au Royaume de développer davantage sa présence sur le marché européen, a-t-il poursuivi. «Des questions essentielles comme la mobilité ou la facilitation de l'attribution des visas d'accès à l'espace européen contribueront aussi à promouvoir davantage le rapprochement entre le Maroc et l'UE», a-t-il estimé, notant que toutes ces avancées font que ce processus de partenariat se développe et se consolide.

Pour le ministre, ces progrès sont d'autant plus importants que dans un contexte international de perturbations, le Maroc ressort comme le pays le plus stable et le plus sérieux. «Ces atouts encouragent nos partenaires européens à nous faire beaucoup plus confiance, nous accompagner dans cette dynamique de réformes et soutenir tous nos efforts sur les plans socio-économiques et du développement humain», a-t-il dit.

Le ministre a tenu à rappeler que le partenariat stratégique avec l'UE est «un choix voulu par S.M. le Roi

Mohammed VI» et un «choix de société dans ses différentes dimensions relatives aux valeurs universelles, à la liberté, aux droits de l'Homme, à la démocratie, à la parité Hommes-Femmes et à tout ce qui est en relation avec les libertés individuelles et collectives». C'est aussi, selon lui, un choix d'une économie ouverte et libéralisée où l'initiative privée est fondamentale et où les choix de développement, particulièrement pour un pays en développement et en mutation dans une logique inclusive, sont fondamentaux.

L'Union européenne encourage toutes les parties concernées par la question du Sahara à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce différend régional. Dans sa déclaration pour la 11e session du Conseil d'association UE-Maroc, «l'UE rappelle son attachement au règlement du conflit du Sahara et exprime son plein soutien aux efforts du secrétaire général de l'ONU et de son Envoyé personnel pour aider toutes les parties concernées à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable». L'UE «encourage toutes les parties à continuer à travailler avec l'Envoyé personnel du SG de l'ONU en vue de progresser dans la recherche d'une telle solution, en faisant preuve de réalisme et d'un esprit de compromis». Elle exprime au nom des 28 États membres le vœu que les efforts en direction d'une meilleure intégration maghrébine contribuent à des avancées sur la voie du règlement de ce conflit. L'UE réaffirme, d'autre part, son attachement au respect des droits de l'Homme et rappelle les obligations qui incombent à chaque partie, tout en se félicitant, dans ce contexte du renforcement et de la constitutionnalisation du rôle du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) en matière de surveillance et de défense des droits humains y compris au Sahara à travers ses commissions à Laâyoune et Dakhla.

Source: lematin.ma

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