Le marché de l'Internet mobile prêt à doubler d'ici à 2017

9 décembre 2014 23:00

29 0

La croissance générée dépendra aussi de la qualité des réseaux.

Sept ans après l'introduction des premiers smartphones, une véritable économie a émergé, celle de l'Internet mobile. Et elle devrait croître à un rythme exponentiel, alimentant par la même occasion la croissance dans les pays développés. C'est le constat dressé par le Boston Consulting Group dans une étude publiée aujourd'hui. Selon le cabinet d'études, le marché de l'Internet mobile en 2013 pesait 92 milliards d'euros pour les cinq principaux pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, Espagne). Le contenu et les applications, d'une part, les différents terminaux et plates-formes, de l'autre, génèrent - à parts égales - les deux tiers des revenus. L'accès au service et les dépenses en infrastructures réseau représentent le solde.

En 2017, ce marché devrait s'élever à 226 milliards d'euros. « L'essentiel de la croissance viendra du développement d'applications, de la création de nouveaux contenus et de nouveaux services », estime Pierre-Yves Jolivet, directeur associé au BCG. Cette croissance devrait générer des emplois. S'il ne faut pas s'attendre à une progression proportionnelle des effectifs, elle sera néanmoins significative. En 2013, environ 500.000 emplois étaient directement liés au secteur de l'Internet mobile dans les cinq pays européens concernés, dont la moitié au niveau local. « Beaucoup des nouveaux emplois nécessiteront un haut niveau de compétences. Il sera important pour les gouvernements d'accompagner le mouvement avec les programmes d'éducation, de formation et aussi de mobilité appropriés » pour tirer avantage des opportunités de croissance, estiment les auteurs de l'étude.

Pour soutenir le développement de l'Internet mobile, qui bénéficie par ailleurs aux consommateurs, encore faut-il que les infrastructures suivent. Or le cabinet d'études s'inquiète du retard qu'accuse, en termes d'investissement, l'Europe vis-à-vis des autres pays développés. « Aujourd'hui, les dépenses dans les réseaux de nouvelle génération (4G) sont deux fois moins importantes qu'aux Etats-Unis. L'Europe est en train de sous-investir dans des technologies qui seront pourtant la base de la croissance à l'avenir », alerte Pierre-Yves Jolivet. Conséquence : les Européens consomment en moyenne deux fois moins de « data », chaque mois, que leurs cousins américains. A l'instar de certains grands opérateurs, le BCG plaide pour une plus grande harmonisation dans la disponibilité et l'allocation du spectre de fréquences afin de préparer les réseaux du futur. Le dossier devrait rapidement revenir sur le bureau de la nouvelle Commission européenne.

Source: lesechos.fr

Pour la page de catégorie

Loading...