Léa Seydoux, Crible

4 décembre 2014 23:00

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Le « Spectre » n'est pas celui qui hante le président, distille ses lances empoisonnées de la rue Cauchy, de Londres ou d'ailleurs.

Ce n'est que le titre du prochain James Bond. Léa Seydoux y sera la huitième Française à rejoindre les rangs des James Bond girls. Avec Claudine Auger, la première « Frenchy » de la série (« Opération Tonnerre » en 1965), on ne sait pas très bien ce qu'ils ont fait au fond de l'eau mais Sean Connery en remontant lui glisse finement: « J'espère que nous n'avons pas effrayé le poisson. » Un bon Bond ne se déroule pas sans cascades aériennes : du cinéma d'auteur au cinéma d'hauteur. Dans la première catégorie figurent pour Léa « Les Adieux à la reine » de Benoît Jacquot, « La Belle Personne » de Christophe Honoré mais surtout « La Vie d'Adèle » de Abdellatif Kechiche. Elle, dont le premier film fut, en 2006 : « Mes copines » ne s'est pas fait que des copains et, en particulier, pas Abdellatif qui la renvoya à sa naissance « dans le coton ». Bien sûr, Léa Seydoux est le maillon d'une lignée de rois du pétrole et du cinéma, mais cela ne suffirait pas à en faire à vingt-neuf ans l'actrice française la plus demandée dans le monde avec Marion Cotillard. Thierry Frémaux, le délégué général de Cannes répondant à « Télérama » : « Elle a surgi de nulle part et reste imprévisible, s'inventant elle-même au gré de ses envies, des sollicitations multiples, dont elle est l'objet... Léa, c'est Bardot plus Binoche plus Kate Moss et parfois les trois en même temps. » Son père, Henri, a lancé les drones Parrot, elle survole le cinéma. Daniel Craig, Sam Mendes, le « Spectre » conservera l'équipe de « Skyfall », plus de 1 milliard de dollars de recettes. Merci pour cet argent.

Source: lesechos.fr

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