« Les nouveaux fromagers » se mettent en boîte sur le Net

1 décembre 2014 12:41

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La start-up, créée il y a un an, veut combler la quasi-absence des sites de fromages en ligne. Après la France, elle entend séduire les expatriés à l’étranger.

Il a beau être consommé par 96 % des Français, le fromage est peu vendu sur Internet. Or, le potentiel est énorme puisqu’on compte seulement 3.200 points de vente dans l’Hexagone (contre 23.000 boucheries). En octobre 2013, deux ex-Essec, Olivier Birade et Arthur Bernard, se sont engouffrés dans la brèche en créant le site Lesnouveauxfromagers.fr. Surfant sur le succès des box en ligne, les deux fondateurs proposent une sélection de quatre fromages, envoyée tous les mois, dans une boîte à leurs abonnés (19,90 euros par mois + 5 euros de livraison). « Notre cible était au départ les jeunes urbains entre 25 et 35 ans qui vont acheter leur fromage en grande surface par manque de temps, mais, aujourd’hui, nous réalisons avec surprise que 60 % de notre clientèle a la quarantaine et habite en zone rurale », explique Olivier Birade, qui a suivi une des rares formations de crémier-fromager (délivrée par l’Ifopca). Il a fallu aussi passer l’obstacle technique de l’emballage. « Nous avons passé deux mois et demi de tests pour trouver le moyen de faire voyager les fromages pendant 48 heures », raconte Olivier Birade. La solution : un emballage isotherme en mousse de polystyrène et des sachets de gel réfrigérants.

Le site s’apprête à franchir le cap du millier d’abonnés et des 10.000 box (800 par mois). Partis avec 30.000 euros de prêt bancaire de la BNP et 15.000 euros de prêt d’honneur (de Paris Initiative Entreprise) en poche, la jeune pousse compte aussi sur les 25.000 euros obtenus lors du concours de start-up « 101 projets » en décembre.

Le modèle est rentable. Après un an d’activité, l’entreprise, qui a peu de coûts fixes, dégage déjà du bénéficie avec un chiffre d’affaires de près de 200.000 euros, qu’elle compte doubler en 2015. Le site livrera en décembre le Royaume-Uni, puis la Belgique et l’Allemagne. Il développe aussi des partenariats. Mais reste une inconnue : que la quarantaine de petits producteurs qui approvisionnent les box puissent suivre la montée en puissance des volumes.

Source: lesechos.fr

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