Fin de campagne électorale en Mauritanie

22 novembre 2013 14:41

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Fin de campagne électorale en Mauritanie

Par RFI En Mauritanie, la campagne pour le premier tour des législatives et municipales s'est terminée cette nuit à minuit. Les forces de sécurité voteront ce vendredi 22 novembre, un jour avant le reste de la population. Lors de sa première conférence de presse ce jeudi, le tout récent Observatoire national de supervision des élections (ONSE) a annoncé que son dispositif est en place.

Pour couvrir le déroulement du scrutin dans les 218 communes du pays, 190 observateurs ont été déployés par l’Observatoire national, dont 90 dans la capitale. Disposant d’un mandat de trois mois, l’ONSE observera le scrutin, mais aussi les activités de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et de la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel. L’Observatoire a été créé par décret le 31 octobre dernier et les douze membres de son Conseil nommés par décret également le 10 novembre.

Si l’opposition « boycottiste » a dénoncé une mascarade. L’opposition participante a, elle aussi, déclaré son scepticisme face à la création jugée unilatérale de l’Observatoire et un délai de mise en place extrêmement court.

Mais pour son président, Taki Ould Sidi, les conditions de création de l’ONSE ne remettent pas en cause son indépendance : « Toutes les institutions qui ont été créées ici ont été créées par l’Exécutif, c’est dans tous les pays du monde. Le Conseil constitutionnel est créé par qui ? Les moyens sont mis en place. Le reste est votre volonté d’être indépendants ou de ne pas être indépendants. Nous avons demandé à tous nos observateurs de faire leur rapport des faits constatés jusqu’aux recommandations, parce qu’il est important pour nous de ne pas seulement nous cantonner dans le présent, mais améliorer et parfaire l’avenir. Donc, ce n’est pas un travail de fonctionnaires. Ce ne sera pas un travail de dépendance, mais un travail de conscience. » L’Observatoire publiera son rapport à l’issue du deuxième tour.

Son objectif est de savoir quelles sont les priorités des électeurs, et quel rapport ils entretiennent avec la politique. Les chiffres montrent un net fossé entre la population et la classe politique, comme l’explique Marie-Eve Bilodeau, la directrice du NDI en Mauritanie : « Seulement 35 % des Mauritaniens interviewés considèrent que les élus sont à l’écoute des citoyens. Alors il y a aussi un autre élément qui est aussi important peut-être à mentionner, c’est que 63 % des Mauritaniens trouvent que la politique est trop compliquée et finalement ils ne comprennent pas grand-chose. Il y a seulement un Mauritanien sur cinq qui dit suivre l’actualité politique, 51 % de Mauritaniens ont mentionné qu’ils ne suivent jamais ou rarement ».

Source: rfi.fr

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