Le buzz des Etats-Unis : Kerry demande au Congrès le feu vert à la guerre contre l’Etat islamique

10 décembre 2014 04:04

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Le secrétaire d’Etat américain a réclamé mardi au Congrès son feu vert à la guerre déjà commencée contre le groupe djihadiste en Irak et en Syrie. Une autorisation juridique formelle dont l’administration peut toutefois se passer.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a réclamé mardi au Congrès son feu vert à la guerre déjà commencée contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, une autorisation juridique formelle dont l’administration peut toutefois se passer. Le chef de la diplomatie américaine plaidait dans l’après-midi devant l’influente commission des Affaires étrangères du Sénat pour une «autorisation pour usage de la force militaire» (Authorization for Use of Military Force, AUMF). Cette «autorisation, ou AUMF, doit donner au président [Barack Obama] un mandat clair et la souplesse nécessaire pour poursuivre le conflit armé contre l’EI et ses forces affiliées», a demandé John Kerry.

Conformément à la Constitution des Etats-Unis, seul le Congrès a le droit de déclarer la guerre. Mais l’administration s’est passée jusqu’à présent de cet habillage juridique. Elle a engagé des frappes militaires en Irak et en Syrie contre l’E I en s’appuyant sur de précédentes AUMF : l’une après les attentats du 11 Septembre 2001 contre Al-Qaïda, les talibans et autres groupes «terroristes», l’autre en 2002 pour préparer l’invasion de l’Irak. Et John Kerry l’a dit sans détours : le gouvernement «continuera» ses opérations militaires en cas de refus du Congrès. «Nous avons l’autorité conformément à l’AUMF de 2001», a répliqué le secrétaire d’Etat aux sénateurs. John Kerry a ajouté que son administration «approuvait» la proposition du président de la commission, le sénateur démocrate Robert Menendez, de «limiter» cette éventuelle nouvelle autorisation à «trois ans».

Les entreprises américaines n’ont pas à rémunérer leurs salariés pour le temps durant lequel elles les soumettent à des contrôles de sécurité, a jugé mardi la Cour suprême dans un dossier impliquant un sous-traitant d’Amazon. Les neuf membres de la plus haute autorité judiciaire des Etats-Unis ont estimé que les salariés d’Integrity Staffing Solutions ne pouvaient pas prétendre à une rémunération pour le temps - jusqu’à une demi-heure par jour - consacré aux contrôles de sécurité censés empêcher les vols de marchandises. Le juge Clarence Thomas a écrit au nom de la Cour que ces contrôles ne relevaient pas de «l’activité principale» des salariés et ne pouvaient donc pas prétendre à une rémunération. Pour qu’elle soit obligatoirement rémunérée, l’activité concernée doit constituer «un élément intrinsèque» de l’emploi dont le salarié «ne peut se dispenser dans l’accomplissement de son activité principale», a-t-il ajouté.

La Cour suprême annule ainsi une décision d’appel qui avait intégré en avril les contrôles de sécurité dans le temps de travail effectif. Amazon n’est pas directement concerné par le dossier sur lequel la Cour était appelée à statuer. Une association de juristes d’entreprises de distribution, le Retail Litigation Center, a affirmé dans une motion de soutien à Integrity Staffing Solutions, que les vols coûtaient au secteur 16 milliards de dollars (12,9 milliards d’euros) par an.

Le prince William et son épouse Kate ont bravé la pluie battante pour aller déposer des fleurs, mardi, au Mémorial du 11-Septembre à New York, lors de la troisième et dernière journée de leur première visite officielle aux Etats-Unis. Après avoir, lundi, rencontré tout le gotha américain, du président Barack Obama, pour William à Washington, ou les «rois» du R&B Jay-Z et Beyoncé à New York, le couple a participé hier soir à un dîner au Metropolitan Museum of Art, destiné à lever des fonds pour l’université britannique de St Andrews, en Ecosse, où les deux époux ont fait leurs études et se sont rencontrés. L’acteur Tom Hanks, dont la fille a étudié à St. Andrews, y a fait un discours. Parmi les convives devaient figurer Michael Corbat, le patron de Citigroup, et Olivier Sarkozy, demi-frère de l’ancien Président de la République. Une table au gala coûtait jusqu’à 100.000 dollars (pour 10 personnes).

Source: lesechos.fr

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