1.000 Cases des tout-petits à construire d’ici à 2017

16 décembre 2013 09:32

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1.000 Cases des tout-petits à construire d’ici à 2017

La carte scolaire de la case des tout-petits va se densifier. L’annonce a été faite, samedi, par le Premier ministre Aminata Touré qui présidait la clôture de la Semaine nationale de la Petite enfance. Ainsi, la construction de 1.000 cases des tout-petits au bénéfice de 60.000 enfants à l’horizon 2017 est prévue.

Le gouvernement du Sénégal ambitionne d’élargir la carte scolaire de la Case des Tout-petits. 1000 cases viendront s’ajouter aux autres. « Je sais aussi que les élus locaux sauront être à la hauteur des ambitions de la politique pour la Petite enfance à l’horizon 2017, à savoir la construction et l’équipement de 1000 cases des tout-petits (Ctp) au bénéfice de 60.000 jeunes enfants », a annoncé le Premier ministre qui a aussi révélé que cette option va générer 4.000 emplois et la formation de 375 conseillères familiales en technique d’amélioration de l’état nutritionnel des enfants de 0 à 6 ans.

Au cours de cette cérémonie, Aminata Touré a tiré un bilan positif des réalisations entre 2012 et 2013. Le nombre de structures a été augmenté. « En 2012, l’Anpectp gérait 1397 structures Dipe, dont 641 cases des tout-petits (Ctp), 245 écoles maternelles publiques (Emp) et 511 garderies communautaires (Gc). En 2013, le nombre de structures pour les mêmes types a été porté à 1555, dont 704 Ctp, 281 Emp et 570 centres communautaires, soit une évolution de 158 structures avec une dominante de Ctp », a-t-elle relevé.

L’effort déployé dans l’élargissement de la carte a comme effet immédiat l’augmentation des inscrits dans le préscolaire. Les effectifs sont passés de 174.855 en 2012 à 191.115 en 2013. « En 2013, 11,8 % d’enfants à travers le Sénégal ont eu la chance de bénéficier du paquet de services contre 2,5 % en 2000 », a précisé le chef du gouvernement, remerciant au passage les partenaires techniques et financiers qui ont contribué à l’obtention de ces bons résultats. Parmi eux, le Pam, l’Unesco-Breda, Child Fund, Unicef, World Vision, Counterpart international, Plan Sénégal, la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm).

Mme Touré a rappelé aussi toute la place que la Petite enfance et les enfants vulnérables occupent dans la politique gouvernementale. « Le développement souhaité de la Petite enfance devra passer en priorité par l’offre communautaire. Ce n’est donc point un hasard si les collectivités locales ont été choisies pour développer des initiatives, en collaboration avec les communautés », a-t-elle souligné.

La nouvelle politique du gouvernement en faveur de la Petite enfance est ambitieuse. Mais l’atteinte des objectifs dans ce sous-secteur nécessite l’implication de tous, notamment des collectivités locales. C’est pourquoi Aminata Touré a demandé aux élus locaux d’apporter leur contribution pour soutenir les efforts de l’Etat et des partenaires. « J’invite solennellement les élus locaux dont le sens des responsabilités n’est plus à démontrer à s’impliquer davantage et à apporter leur contribution, indispensable à la prise en charge des petits enfants, à travers les différents leviers dont ils disposent », a-t-elle lancé. Rappelons que la signature d’un protocole d’accord avec la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) et la Direction de l’horticulture impulsera une dynamique au projet de micro-jardinage destiné à l’amélioration de la qualité des repas servis aux enfants.

Concernant les constructions, la directrice a fait savoir que l’Agence a conçu un modèle de case des tout-petits moins coûteux composé de trois salles dédiées aux 3 sections, un magasin de stockage des vivres, une cuisine, un bureau pour le directeur et une salle pour le gardien.

Comme activités novatrices, Thérèse Faye Diouf a informé que, grâce au financement de la Cellule de lutte contre la malnutrition, l’Anpectp a démarré l’installation, dans ses structures, de tables de micro jardinage. « 240 tables de micro jardinage ont déjà été installées dans les régions de Dakar, Thiès, Kaffrine, Fatick, Louga et Diourbel. Ceci, pour améliorer la qualité des repas servis et lutter contre la malnutrition en favorisant la consommation des fruits et légumes par les tout-petits », a-t-elle confié. L’Agence développe aussi un programme d’apprentissage de l’anglais, des mathématiques et sciences à travers l’outil informatique. Toujours dans le cadre de ce projet, elle informe que : « 1927 petits enfants issus de familles démunies bénéficient, à ce jour, d’un compte d’épargne dont le montant s’élève à 180.000 FCfa. Le compte est bloqué et le restera jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de six ans », a annoncé Mme Diouf. M. G. D.

Une ambiance bon enfant régnait, samedi, au Grand théâtre. Les enfants des différentes structures de Dakar (cases des tout-petits, écoles maternelles et garderies communautaires) ont pris d’assaut la grande salle pour participer à la clôture de la Semaine nationale de la Petite enfance et de la case des tout-petits, édition 2013. La cérémonie fut ouverte par la projection d’un film portant sur toutes les réalisations de l’Agence suivie d’une prestation de troupes de théâtres et groupes musiciens venus de Thiaroye, Guédiawaye, Hlm...

Profitant de ce moment, ils ont tous rendu un vibrant hommage à l’ancien président sud-africain décédé, Nelson Mandela. Le comédien Cheikh Seck du groupe Diankhène de Thiès a apporté sa petite touche tout en invitant les parents à éduquer leurs enfants. Car, a-t-il assuré, ils sont l’avenir de demain. Le musicien et ami des enfants, Abdou Guitté Seck, était aussi de la partie.

La cérémonie de clôture a été également l’occasion pour Ndèye Khady Diop, première directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp), de recevoir des mains du Premier ministre Aminata Touré son diplôme de reconnaissance pour le travail remarquable abattu qui a fait de cette structure ce qu’elle est aujourd’hui.

Thérèse Faye Diouf, l’actuelle directrice de l’Anpectp, a interpelé le Premier ministre sur le faible budget alloué à la Petite enfance. A l’en croire, le budget consacré au préscolaire représente moins de 1% du secteur de l’éducation. Et ceci, a-t-elle indiqué, a pour conséquence le retard dans la résorption des nombreux abris provisoires.

Source: lesoleil.sn

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