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Le jardin des supplices

15 mai 2018 17:15
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Free n'est plus le gagnant systématique de la roue des télécoms.

La cohabitation, c'est tout à la fois le jardin des supplices, celui des malices et celui des délices. La définition de François d'Aubert concernait la politique, mais elle se révèle tout autant illustrative des télécoms français. A cette exception près que les rôles n'y sont pas figés, et que la roue de la fortune tourne entre ses quatre opérateurs.

Un cycle s'achève donc avec l'entrée inattendue dans le premier jardin de celui qui était depuis six ans à l'origine des tourments des trois autres dans le mobile, Free. Sa maison-mère, Iliad, y rejoint celle de SFR, Altice, pendant que les anciens crucifiés goûtent une résurrection forcément éphémère. Bouygues savoure ses malices dans les forfaits de box à prix cassés et Orange redécouvre depuis un an les délices de la croissance des revenus en France.

Mais la chute du titre Iliad (-19,5% mardi), si elle a marqué symboliquement le premier recul, d'un trimestre à l'autre, du nombre d'abonnés fixes dans l'histoire du groupe, et le passage de la recette par tête sous le seuil des 33 euros pour la première fois en douze ans, a surtout fait transparaître l'exaspération des investisseurs à l'égard du secteur en l'absence de tout mouvement de consolidation.

Tous les acteurs ont en effet été touchés en Bourse par ce surprenant épilogue du chapitre de la concurrence effrénée. Avec l'arrivée à maturité du groupe de Xavier Niel, les derniers fruits de la croissance ont été cueillis aux yeux des gérants qui ne veulent pas voir ceux, jugés trop lointains, de sa conquête italienne. Ils peuvent espérer qu'en explorant les mêmes problèmes qu'Orange il y a cinq ans, Iliad finisse par découvrir l'utilité du dividende.

Source: lesechos.fr

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