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Google fait son mea culpa

9 novembre 2018 05:25
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Le PDG du groupe, Sundar Pichai, a reconnu des erreurs et promis des changements à ses salariés.

Accusé d'avoir couvert des cas de harcèlement sexuel, Google a fait son mea culpa jeudi et promis des changements, répondant ainsi à la colère de milliers de salariés qui avaient manifesté la semaine dernière . « Il faut reconnaître que nous n'avons pas toujours fait ce qu'il fallait par le passé et nous en sommes sincèrement désolés », a écrit le patron du géant technologique, Sundar Pichai, à ses salariés. « Clairement, nous devons effectuer des changements », a-t-il poursuivi, accompagnant son message d'une série de mesures pour « de plus de transparence » et de « soutien ».

Google, qui a fêté cette année ses 20 ans , s'engage notamment à communiquer régulièrement le nombre de cas de harcèlement sexuels avérés dans l'entreprise et les mesures disciplinaires prises. Quant aux salariés faisant remonter de tels agissements, ils seront mieux soutenus et accompagnés, assure le groupe.

Comme le demandaient ses salariés, Google va aussi mettre fin à la « clause d'arbitrage » obligatoire, qui contraint les employés à recourir à une forme de médiation hors tribunaux plutôt qu'à un procès en cas de harcèlement ou d'agression sexuels. Celle-ci sera désormais « optionnelle ».

Le groupe de Mountain View s'est aussi engagé à renforcer les formations obligatoires des salariés sur ce sujet ou encore, plus prosaïquement, à « décourager » la consommation « excessive » d'alcool.

Dans des dizaines de villes ainsi qu'à son siège en Californie, des milliers d'employés de Google à travers le monde avaient observé la semaine dernière un arrêt de travail pour dénoncer l'omerta et exiger des changements.

Tout en « saluant » ces annonces, les organisateurs de la manifestation (« Google Walkout for a Real Change ») regrettent cependant que certaines demandes concernant l'égalité au sens large aient été ignorées, comme l'amélioration de la représentation de la diversité au conseil d'administration.

« L'entreprise doit s'attaquer au racisme et à la discrimination systémiques, notamment les inégalités salariales et les taux de promotion et pas seulement au harcèlement sexuel », écrivent-ils dans un communiqué, appelant à créer « une culture vraiment équitable » promouvant aussi les minorités ethniques.

Source: lesechos.fr

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